Ce n’est pas la température de l’air, encore moins celle de l’eau. C’est la température de Zélie qui joue au yoyo : 39° à 7h, 37° à 8h, 39° à 9h, madame météo ne sait plus dire le temps qu’il fait et la grenouille a le tournis à force de gravir puis redescendre les échelons de son échelle. Du coup, nous décidons de partir en vacances, puis de reporter, d’aller chez le médecin puis de s’en passer. Avec des pics et des creux qui fluctuent au rythme des heures qui s’égrennent, on pourrait faire passer la courbe de Zélie pour celle du CAC 40. Jour 1 : tout a commencé par une digestion expéditive qui a conduit Zélie chez le médecin et reporté une première fois notre départ en congé. Verdict médical : ralentir la diversification et revenir aux purées de carottes / pommes de terre, autrement dit un basique et un classique pour rester simple. Inutile de préciser que Zélie n’a apprécié ni la visite, ni le conseil et qu’elle se fiche bien que les carottes donnent de belles cuisses roses (ou les fesses roses selon l’endroit où les carottes sont mangées, l’expression ayant des variantes régionales). Jour 2 : notre bébé se transforme en petite bouillote câline et râleuse à la fois, déclenchant l’alerte canicule. La chaleur dès le lever est telle que Zélie ne fait pas deux pas sans choir. Nouvel appel chez notre voisin le médecin qui se fait à nouveau mal aimer en prescrivant une analyse d’urine dans l’hypothèse d’une infection « pipi-aire » (ou « urinaire » si vous êtes de la partie). Pas de germes mais une pluie tropicale de chaudes larmes et une attente interminable dans le labo, le temps que la poche scotchée pour récupérer le liquide soit remplie (mais allez demander à un bébé de faire pipi quand il vient tout juste d’inonder sa couche…). Jour 3 : la fièvre caniculaire ne cède pas et Zélie perd l’appétit. Notre petit estomac sur patte devient « une poupée qui dit non, non, non, non. Sans même goûter, elle dit non, non, non… ». Ce qui nous vaut une nouvelle visite chez notre ami le doc qui conclut à une infection intestinale, nous explique qu’il faut que Zélie s’immunise, qu’elle fasse ses armes. Il nous donne le feu vert pour partir en vacances. Jour 4 : nous arrivons à Bordeaux, Zélie pèse moins 650 g sur la balance. Son bidon s’est fait la malle sans les sempiternels conseils régimes qui remplissent les pages des magazines féminins à l’approche de d’été. Jour 5 : arrivée dans le Lot et apparition de « lot of boutons ». Nous envisageons une nouvelle visite chez le médecin mais reculons devant le monde agglutiné dans la salle d’attente : la plage La Bocca à Cannes en plein juillet, ça vous dit quelque chose ? Et bien c’était pire. Jour 6 : les prévisions météo semblent plus clémentes. La canicule a laissé place à l’orage, on aperçoit au loin une éclaircie.
Température estivale : 39° posté le mardi 12 août 2008 11:19
Babyathlon (Avanti partie II) posté le vendredi 08 août 2008 23:03
Si vous n'avez pas commencé votre lecture par
l'article précédent, pour bien suivre la marche,
allez-y de ce pas...
En fait, là où ça a vraiment bien
marché, c'est le jour où Zélie n'a plus
pensé du tout à ce qu'elle faisait. La marche
n'était plus une fin en soi, ni un défi personnel, ni
un truc nouveau à apprivoiser mais un moyen d'aller plus
vite et d'avoir les mains libres pour faire 2 choses en même
temps : marcher et transporter... C'est donc dans les allées
d'un magasin de sport bien connu que Zélie a pris son vrai
départ de sprinteuse. Elle avait décidé
d'amener une bouée géante à maman qui
s'était quant à elle mis en tête d'en acheter
une toute petite. Maman est restée ferme sur son choix et
Zélie s'est campée sur le sien, semblant vouloir
imposer son point de vue en apportant une première
bouée, puis une seconde, puis une troisième... A la
fin, bonne perdante, elle a bien voulu tout ranger. Zélie
s'était certainement mis en tête de rejoindre les
athlètes français aux JO du Tibet : elle qui
maîtrise désormais le tricycle à la perfection
(sans pédales) et vient de découvert la course
à pied (à faible vitesse), doit encore apprendre la
brasse si elle veut emporter la médaille d'or au
babyathlon.
Avanti Zélie ! posté le vendredi 08 août 2008 23:02
Après avoir longtemps tergiversé (avanti... avanti pas... avanti un peu... avanti toi-même... un petit pas par-ci... trois petits pas par-là... 100 mètres cramponnée à un doigt et le retour en quatre pattes...), Zélie s'est dit "io so ché posso" (le langage de Zélie ressemble plus à de l'italien qu'à du français), et aussi "Я знаю, что я могу" (parfois elle se met aussi à parler russe) et elle s'est lancée, soudainement mais sûrement, vers la marche autonome. D'abord elle a assuré le coup en visant une cible à portée de trois enjambées de Pétouze. Puis elle s'est lancée un challenge un peu plus ambitieux, un cramponnoire un peu plus lointain. Enfin elle est partie d'une démarche chaloupée, les deux bras en l'air, à jouer la funambule sans corde raide, en titubant comme grisée par l'ivresse de la réussite. Pour la suite, marchez jusqu'à l'article suivant...
Géminie Crickette posté le mercredi 06 août 2008 07:57
Zélie a dit : "je suis partie en Arabie". Zélie a dit : "comme le chat, j'aime les souris". Zélie a ri d'avoir repeint la lune en gris. Elle a ajouté : "aujourd'hui, je me suis étourdie en survolant Niort à dos de pie. Et vendredi, avec Carne, je mangerais bien un bon chili"...
Nous n'aurions jamais dû hisser Zélie pour qu'elle se trouve nez à nez avec ce conteur de sornettes. Quitte à choisir, il aurait mieux valu la laisser jouer avec Pan-Pan et Bambi ou faire une causette ronronnante avec les Aristochats. C'est au détour d'une clôture que nous avons rencontré ces personnages de crépon, fabriqués de 1000 fleurs aux couleurs sur le déclin. Cette bande tout droit sortie de dessins animés s'ennuyait ferme, abandonnée aux intempéries après avoir été admirés et applaudis lors d'un défilé de bateaux fleuris. Idole éphémère de papier, Pinocchio a vite été repéré par notre Géminie Crickette en balade. De là à penser que la marionnette a eu une mauvaise influence sur Zélie, il n'y a qu'un pas ! "Qu'un pas ?", relève avec assurance Zélie, "mais j'en fais bien plus aujourd'hui ! Finis les petits entrechats de souris. Désormais je me lance sans souci, avec assurance et autonomie. Je marche ici et là au gré de mes envies. Inutile de me tenir la main, je trotte comme un cabri !".
Sur ces bonnes paroles, le nez de Zélie s'est-il agrandi ? A-t-elle dit vrai ou de vous s'est-elle ri ? Demain en images animées, et sans vous faire un dessin, vous verrez si, comme Pinocchio, Zélie a encore besoin d'un coup de main pour se dire "AVANTI" !
Et glou et glou et glou... posté le dimanche 03 août 2008 23:42
Alors, que buvait donc Zélie avec cette mine
dégoûtée ? Les jeux sont faits, rien ne va plus
! Parmi les parieurs, nous comptons une paire de gagnantes :
Aurélie et Céline. Dommage pour elles : il ne s'agit
pas d'une super cagnotte au loto, la victoire est donc purement
honorifique ! Le breuvage délicieusement infecte est donc :
de l'eau gazeuse, tout simplement, avec une pointe de sirop de
pêche pour brouiller les cartes. Après cette
expérience digne d'une secousse sismique pour les papilles,
Zélie a accueilli avec une immense gratitude une valeur
sûre : une bonne vieille Evian. Mais celle-là
n'était même pas servie dans un verre à anses
ni dans une gourde bébé ! L'ustensille était
des plus simples : une paille plongée dans une bouteille et
débrouille-toi avec ça ! Défi relevé,
et avec quel plaisir ! Zélie s'est transformée en
jolie bonbonne et a avalé le demi-litre de Château la
Pompe ! Siroté et puis roté. Zélie aurait
même été tentée par une dernière
petite rincette si elle n'avait pas pas mis la paille hors d'usage
pour l'avoir broyée entre ses quatre quenottes de
devant.
Ceux d'entre vous qui ont le goût de l'expérience
scientifique attendent avec impatience la suite de la
démonstration : une paille dans de l'eau gazeuse.
Oseront, n'oseront pas ?
Nous nous en sommes remis au hasard pour savoir si nous irions
jusqu'au bout. Nous avons joué la suite à la courte
paille avec Zélie. Elle a gagné. Tant pis pour
la science !




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