Clouer le bec de Zélie, impossible ? C'est ce que l'on croyait, jusqu'à ce jour. Les doigts devant la bouche, Zélie se musèle. Impressionnée. Et le mot est faible...
Clouer le bec de Zélie, impossible ? C'est ce que l'on croyait, jusqu'à ce jour. Les doigts devant la bouche, Zélie se musèle. Impressionnée. Et le mot est faible...
2 décomptes viennent de commencer. L'un joyeux, l'autre cafardeux. L'un de 25 jours, l'autre de 35. L'un pimenté par l'odeur suave du chocolat, l'autre rendu aigre par la perspective d'une page à tourner. L'Avent Noël, l'avant reprise. Les calendriers chocolatés ont ouvert leurs premières portes, la tête de Maman s'est remise à compter les jours qui épuisent peu à peu son forfait. Zélie et Lutèce attendent impatiemment le Père Noël, Maman voudrait qu'il ne vienne jamais. Les tics et les tacs sont de retour. Le temps passe. Bientôt, à partir du 5 janvier, c'est Nounou qui racontera à Maman les dernières nouveautés de Lutèce, ces petits riens et ces grands tout à côté desquels il faudra se résoudre à passer. Bientôt, l'heure des Mamans ne sera plus celle de Zélie. Ce n'est qu'à la nuit noire qu'elle verra ses parents arriver, le nez collé à la vitre, la dernière à attendre, tendant l'oreille en quête d'un pas pressé. Triste perspective que cette reprise que je voudrais repousser encore. Mais cette fois, il y a plus de porte dérobée, juste une petite porte en contreplaqué cachant un bureau avec une gentille collègue dedans, au 3ème étage d'un grand bâtiment à l'accès strictement réservé. Un jour viendra, je le sais, où je ne ressentirai plus ces tiraillements en laissant Zélie et Lutèce le matin. Juste peut-être un honteux soulagement en parachutant à d'autres mes joyeuses excitées. Ce jour-là, j'aurai renoncé, renoncé à être exclusivement une Maman.
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