Zélie, avec tous les efforts que les animaux du zoo de la Palmyre ont fait pour te mettre sur la voie, tu dois te souvenir de quelque chose d'important à célébrer aujourd'hui !
Non, tu ne vois pas ?
D'après toi, pourquoi 2 flamands roses se sont tordu le cou de la sorte ? Pourquoi l'éléphant, du bout de sa trompe humide, a fait une inscription sur la poussière de son dos ? Et la girafe, pourquoi a-t-elle si habilement recraché sur le plancher les pop-corns dont elle raffole tant et dont elle ne perd pas une miette d'ordinaire ?
T'as pas une petite idée de ce qui se passe en ce 15 septembre ?
Tu as bien vu pourtant ce que le kangourou t'a noté dans le sable du bout de sa queue en guise de pense-bête ! D'après toi, si tous ces amis à plumes ou à poils disent à leur manière "33", tu penses que c'est par harsard ?
Voilà, tu as trouvé toute seule : "Bon anniversaire Maman".
Et pour fêter ça, voici 33 bisous. Au choix, des bisous de flamand, d'éléphant, de girafe ou de kangourou.
Dites 33 ! posté le lundi 15 septembre 2008 00:01
Dans la mer, y'a du bon et du moins bon posté le samedi 13 septembre 2008 11:51
Hier, Zélie a pour la première fois fait connaissance avec l’océan. Cest pas trop tôt, pour une fillette qui vit à 60 km de la première étendue d’eau salée. Mais l’occasion ne s’était pas encore présentée : l’année dernière, Zélie était trop petite pour les plaisirs de la plage, et cet été, nous avons pris le large sur la terre ferme. Bref, c’était donc un premier contact direct avec le littoral, une vraie plage, de celles qui offrent une vaste étendue de sable blanc, dont les vagues s’éclatent dans un bruit de crash et se retirent en sifflant doucement. Et franchement, Zélie vous le dit tout net : « en carte postale, c’est bien joli mais en vrai, c’est pas top ! ». Le sol n’est même pas dallé, du coup y’a plein de petits grains qui te collent aux pieds. Et pour peu que tu te ramasses sur ce sol instable, tu t’en colles plein les doigts ! "Baaahhhh ! " : regarde-moi ça, l’état de mes mains. Et t’as beau souffler, ce truc-là ça veut pas s’en aller ! En plus, y’a du vent qui t’en fourre plein le nez et parfois, ça sent le poisson daubé. Quand tu veux te sauver de là vite fait, tu te casses sans cesse la margoulette parce que le « tapis » fait des bourrelets sous tes pieds. Et pour aller te trempouiller la pointe des orteils, y’a même pas une marche d’escalier carrelé : tu te retrouves direct en face de cet immense machin qui s’amuse à t’éclabousser et t’envoie des rouleaux d’eau pour essayer de te faire tomber. Parfois il va jusqu’à t’enterrer les pieds ! Il a même englouti papa jusqu’à la tête ! Et t’a beau râler ou lui crier dessus, la mer n’écoute rien. Vous l’aurez compris, il faudra sûrement quelques autres rencontres pour que Zélie apprenne à aimer l’océan. Par contre, ces petites bêtes avec des coquilles qui vivent dedans, ça c’est chouette. On les retrouve dans les restos du coin où elles sautent toutes contentes dans une marmite de vin blanc, s’amusent à nager avec de mignons petits oignons, puis, heureuses comme tout, sortent de leur jacuzzi aromatique tout sourire et vous tirent la langue avec espièglerie. Ça, au moins, c’était rigolo. Et quand Zélie a vu papa et maman s’en régaler, elle a usé d’une ruse de sioux pour tenter d’y goûter (du style « oups pardon, j’ai fait tomber ta cuillère, ramasse donc maman… »). Une demi-seconde plus tard montre en main, Zélie était surprise moule en bouche, oignon aux lèvres et rire en gorge.
Le lama économe posté le lundi 08 septembre 2008 21:28
Zélie n'a pas attendu que la nature la dote d'un grand nombre de quenottes pour ne plus manger les fruits en compote. Equipée de 6 incisives en tout et pour tout, elle a un fort penchant pour des aliments qui justifieraient des gencives un peu mieux pourvues. Au hit parade des tentations alimentaires, dans la famille fruits, elle appelle souvent la pomme qui n'est pas dans la lignée des plus tendres, ni des plus pratiques. Le fait que le fruit soit un peu grand pour ses petites mains (pour
avoir une équivalence des proportions, essayez d'en faire autant avec
un melon) n'a aucune importance : avec 2 paumes bien ouvertes et les dernières phalanges bien crispées, le maintien est assuré. Quant à la peau : un détail ! La membrane indésirable est otée sans ambages grâce aux incisives centrales qui se transforment pour la circonstance en économe, retirant juste ce qu'il faut mais pas plus afin de ne surtout pas perdre le moindre petit bout de bon. Mais que faire de ces déchets ? Les donner pardi ! Ou bien les rejeter... Dans ce cas, notre petite éplucheuse joue au lama et crache, sans davantage d'ambages, tout ce qui risquerait de gâcher son plaisir. Dans la maison ou la voiture, dans l'intimité ou en public, peu importe le lieu et les circonstances : mademoiselle la fine bouche ne fait pas sa délicate. Et si quelqu'un s'approche, c'est pareil : elle crache quand même... (une amie en a fait les frais ce week-end à ses dépens sans avoir besoin de se rendre au Pérou). Le tri sélectif est entièrement "interbuccal" : le bon est savouré, le reste généreusement redistribué. Et la fin du fruit subira le même sort une fois que Zélie aura fait le tour de la question : le trognon, c'est pour votre pomme !
Mais malgré ces quelques petits désagréments, nous donnons volontiers des pommes à notre petit lama. Quand le temps se fait long en voiture, en balade en ville ou au supermarché, tendez-lui une pomme et le monde peut bien s'arrêter de tourner : plus rien n'existe qu'elle et sa pomme. Notre petite bavarde ne connaît alors plus qu'un mot : "Huuuuuummmm !".
Au secours, vous n'avez pas de pomme ? Don't panic : ça marche aussi avec les tomates et les brugnons. A n'utiliser qu'en cas d'extrême nécessité car, si vous échappez aux "dégoulinures" pendant le "dégustage", le jus collant qui reste sur les doigts, ce sera de toute façon pour votre pantalon. Ben oui, les doigts sales, c'est "baaaahhhhh !". "Et pis t'avais qu'à penser à la serviette !".
Fallait pas commencer ! posté le vendredi 05 septembre 2008 22:48
Au départ, l'objet semblait anodin. Le petit distributeur d'étiquettes adhésives colorées posé là, sur le coin d'une étagère, n'avait rien d'agressif. Mais, placé malencontreusement à la portée d'un enfant, il s'est avéré source d'échanges belliqueux.
Zélie, perchée dans les bras de papa, a profité d'être à bonne hauteur pour saisir à la volée le petit paquet orange qu'elle avait vite repéré. Une demi-seconde plus tard, elle extrayait une première étiquette et l'agitait sous le nez de papa dans un geste de pure provocation. Devant ce soufflet, papa a relevé le défi du duel et, prélevant à son tour un post-it du distributeur, l'a collé sans pitié sur le front de celle qui l'agressait effrontément. Piquée au vif, Zélie a repris le post-it pour tenter de le mettre sur la joue de son assaillant. Mais elle n'est pas parvenue à faire mouche du premier coup, confrontée à une absurdité que seuls l'âge et l'usage permettaient de connaître : ça ne colle pas des 2 côtés ! Du coup, Zélie restait systématiquement avec le post-it collé au bout des doigts, ce qui ne faisait qu'ajouter à son courroux. Mais dès qu'elle eût compris la subtilité, la bataille fit rage. Une attaque de papa, une riposte de Zélie, une embuscade de papa, un tir de mitraillette de Zélie...
Au tout début, pour s'alimenter en munitions, la petite soldate a pu compter sur le soutien de maman, qui jouait les passeurs d'armes. Mais rapidement, elle n'a plus eu besoin d'aide, se débrouillant parfaitement en réorganisant ses troupes : une main à l'extraction, l'autre au collage, pendant que maman se requalifiait en grand reporter de conflits familiaux. L'insoutenable résultat, vous l'avez sous les yeux : de gros dommages collatéraux !
Ce qu'il reste à souligner, c'est que Zélie est dotée d'un fair-play qui ne lui vient aucunement d'une hérédité maternelle. En effet, avant que papa reparte au travail, maman lui a oté les autocollants de la figure mais, comme par hasard, il lui en est resté un, pile sur le sommet du crâne. Maman, qui ne pouvait pas ne pas l'avoir remarqué, s'était pourtant tue, savourant sa traîtrise à l'avance ! Heureusement, au moment de l'au-revoir, Zélie a aperçu le sticker orange et, dans un élan de compassion, a débarrassé papa de cet apendice ridicule qui aurait risqué de lui faire perdre la face de retour au bureau.
Fallait pas commencer, certes, mais ça c'est bien fini, grâce à Zélie !
Pour qui le premier bisou ? posté le mercredi 03 septembre 2008 22:00
C’est pour le kangourou ! Non, non, nous ne revenons pas de vacances en Australie. En fait, le livre préféré de Zélie a un marsupial comme personnage central, c’est pas banal et Zélie le trouve génial. Pourtant, à première vue, ce livre n’a rien pour plaire : les dessins sont moches et les textes clochent. En plus maintenant, avec la traîtrise que cette sale bête vient de nous faire, à nous parents, même à seconde vue, ce livre ne nous plaît pas davantage. Figurez-vous que l’animal bondissant nous a fait un coup de jarnac. Il opère chaque soir sous notre nez un détournement de baisers. Alors que nous tentons depuis quelques semaines d’obtenir de Zélie un bisou, un vrai, un qui claque contre la joue, nous n’obtenons que des semblants de mouvements de bouche à distance. Dès que l’on pense que Zélie a compris l’art de la bise, la voyant faire le geste dans le vide, vite nous nous rapprochons, nous tendons la joue pour obtenir notre ration et nous restons plantés là sans rien. Les lèvres de Zélie restent closes et inertes. Bref, c’est le gros blanc…
Alors, afin de procéder par étapes dans cet apprentissage délicat, nous avons choisi le jeu à 2 bandes : nous apprenons d’abord à Zélie comment biser le petit kangourou du livre qu’elle aime tant en ce moment, et une fois qu’elle nous a imités avec son ami, hop, on approche la joue et c’est dans la poche, comme dirait le kangourou. Ce qui fût dit fût fait, mais qu’à moitié ! Certes Zélie embrasse maintenant la bestiole froide en bristol autant comme autant, mais quand il s’agit de la joue tendre de papa ou maman : que dalle, y’en a que pour l’animal ! Cet ingrat que nous avons présenté à Zélie refuse de partager. Il challenge même le copain le sein en s’invitant pour une petite lecture au moment de la tétée d’avant coucher.
C’est le monde à l’envers ! Mais c’est peut-être normal quand ça vient de l’autre hémisphère…




Commentaires