Jamais vu de pédiatre aussi nulle !
La visite des quatre mois de Zélie, l'une des plus importantes des visites post-natales, peut se résumer en ces quelques chiffres : taille 61 cm, poids 5,250 kg, périmère crânien 41 cm. Le reste : insignifiant, inexistant. Nous serions allés voir le cantonnier, nous n'aurions pas été moins bien renseignés.
Vous voulez des preuves ? En voilà !
Pour vérifier que Zélie entend bien, la pédiatre nous demande : "quand vous faites un gros bruit à côté d'elle, elle réagit ?". Nous : "ben oui". Elle : "c'est bon alors".
Pour vérifier son développement psychomoteur, elle demande : "quand vous tendez un objet vers elle, elle le prend ?". Nous : "oui bien sûr". Elle "c'est bon alors".
Elle aurait pu demander : "et quand vous lui demandez de mettre la table, elle la met ?". Nous : "Bah non !". Elle : "Vous inquiétez pas, les gosses maintenant, on peut plus rien leur demander ".
Tout ça pour dire que cette visite s'est déroulée en enfonçant une longue série de portes ouvertes sur une incompétence à peine aimable. Aucun test pratiqué, aucune autre vérification.Quant à répondre à nos questions, inutile même d'y songer.
Pourtant, nous l'avions bien mérité ce "check up" des 4 mois en commençant par une attente d'1h30 , enfermés dans une pièce minuscule avec 2 petits monstres de 4 et 5 ans qui cherchaient avec insistance les limites de la patience parentale (escalade sur la table à langer, vidages et remplissages répétitifs et bruyants de la caisse à jouets, interpellation insistante des autres patients y compris de Zélie qui tentait de dormir...). Mais ces jeunes terreurs ne sont pas parvenues à faire sortir leur maman de ses gonds, celle-ci semblant dotée de l'autorité d'une pleurotte. Par contre, ils ont réussi à faire fuir tous les autres patients de la salle d'attente, nous compris.
Alors, maintenant que nous avons purgé notre fiel et pour revenir à une vision bien plus positive de la situation, nous préférons illustrer cette journée par un exercice de gym : un couché / debout de Zélie, à peine aidée par son coach de maman. Rien à voir avec l'entraînement des petites gymnastes chinoises ou bulgares... C'est peut-être pas comme ça qu'on va gagner les JO de Pékin, mais ça ne nous empêche pas d'être ébahis par les progrès de Zélie !



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