Le monde à l'envers  posté le lundi 09 janvier 2012 22:55

Il y a des petites filles qui voient dans l'arrivée d'un bébé l'occasion rêvée de jouer à la poupée. Elles veulent nourrir, vêtir, baigner le nouveau né, l'endormir, le changer et le dorlotter. Petites mamans avant l'heure, elles ne jouent pas leur rôle de grande soeur, convaincues qu'il est de leur devoir de s'occuper du bébé, de le chérir pour le rassurer et d'user si besoin de leur autorité. Chez nous, Zélie n'a jamais montré ce genre d'attrait. Tant mieux car nous ne l'aurions pas encouragée. Zélie n'est pas maternelle avec Lutèce. Jouer à la maman ne l'intéresse pas. Mais étonnamment, Lutèce est très maternelle avec Zélie. La petite veut coiffer, habiller la grande. Elle veut la savonner, lui brosser les dents, la nourrir et, si on la laissait faire, elle n'hésiterait pas une seconde à lui essuyer les fesses quand retentit le "discret" appel à l'heure du dessert.
Dans un tout autre registre, chaque soir, c'est la même histoire : Zélie prend son traitement pour l'asthme. Et Lutèce se fait un devoir de veiller à ce que ce soit bien fait. Elle s'arme de son "exterminator" à souffle court, simule une respiration à la Dark Vador et s'approche de Zélie qui tend son museau.
Prêt à être pulvérisé ? C'est comme si c'était fait. Regardez... 

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L'envol  posté le samedi 07 janvier 2012 11:29

Blog de zelie :Le blog de Zélie et Lutèce, L'envol

Au moment du décollage, on est toujours un peu tendus, nerveux. Par empressement, on est prêts en avance, on vérifie encore et encore que tout ce dont on aura besoin est bien à portée de main. On écoute les consignes d'une oreille distraite, pas bien rassurés mais pas enclins non plus à se projeter dans des difficultés. L'annonce retentit, le départ est imminent, le palpitant s'accélère. On respire un bon coup, on tente de refouler l'appréhension qui surgit et nous inonde. On prend de la vitesse, les pneus crissent, les moteurs hurlent, on est tentés de s'arrêter, de renoncer au voyage qui nous apparaît subitement plus si important. Mais le débarquement n'est plus de mise. L'élan nous propulse toujours vers l'avant. Puis d'un seul coup, on ne sait pas trop ce qu'il s'est passé, on regarde sur les côtés : on est surpris de voler.
Ca y est, Lutèce et moi avons pris notre envol, chacune de notre côté. Nous avons négocié un décollage pas trop brutal, malgré les conditions météo de nos sensations peu favorables. Mais on identifie 3 zones de turbulence à l'horizon :
- le moment de la séparation, un déchirement sans nom, qui s'est avéré encore plus difficile le 2è jour que le premier
- le problème du sommeil, Lutèce refusant catégoriquement de se coucher, consentant à peine quelques dizaines de minutes de sieste sur le canapé pourtant confortable,
- le portage : le petit singe est si paumé qu'il n'arrive pas à se résoudre à descendre de son cocotier. Du coup, les 3 autres petits bonobos voudraient eux aussi y grimper. A chaque fois que c'est nécessaire, le cocotier ploie pour déposer son petit protégé qui piaille jusqu'à ce qu'il retrouve sa place privilégiée, perchée pour dominer ce nouvel univers qui lui semble mois hostile vu d'en haut. Très problématique pour Nounou, son mal de dos, les autres enfants dont elle doit s'occuper et le fait qu'il y aura bientôt un vrai bébé dans l'assemblée (de 5 mois lui, pas de presque 15 !).
Moyennant ces "quelques" exigences somme toute bien "secondaires" (hum hum...), les heures passent et vient le soir. Lutèce pleure de joie et de soulagement mêlés quand Maman pointe le bout de son nez. La primate s'enroule autour de Maman Singe qui s'enivre de cette odeur et de cette douceur qui lui ont tant manqué. Quant au cocotier, il n'a même pas droit à un salut pour avoir peiné toute la journée...

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La cause et l'effet  posté le mercredi 04 janvier 2012 23:33

Blog de zelie :Le blog de Zélie et Lutèce, La cause et l'effet

Depuis 1 mois, Lutèce rebondit d'une otite à une rhino-pharyngite et d'une rhino-pharyngite à une rhino-laryngite, avant de reboucler la boucle et que sa fontaine nasale asséchée ne recoule à filet continu. Depuis 1 mois, Maman, qui d'ordinaire n'est JAMAIS malade, attrape tout ce que Lutèce veut bien lui refiler. Ces derniers jours, alors que l'une et l'autre retrouvaient le plaisir de pouvoir respirer par le nez (un plaisir simple dont on ne prend conscience qu'après en avoir été longuement privé), Lutèce a remis le couvert et Maman a dégusté le festin. Aimer, c'est partager. Résultat : l'adaptation d'une demi-journée chez la Nounou s'est réduite à 2 heures et celle d'une journée à rien du tout (ce dont ni Lutèce ni Maman se sont plaintes). Psychosomatique, dites-vous ? N'empêche que les deux malades ne sont pas imaginaires. Sauf que brandir un arrêt de travail pour le jour de la reprise, admettez avec moi que ça ne se fait pas, même en se mouchant dedans pour preuve irréfutable. Résultat : demain on fera le grand saut sans période d'adaptation de plus de 2 heures. Nounou accueillera une Lutèce sifflante sous Célestène et les collègues une Sandrine reniflante et nasillarde. Hauts les coeurs !

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La solitude des mères  posté le mardi 03 janvier 2012 13:05

Blog de zelie :Le blog de Zélie et Lutèce, La solitude des mères

Le Papa au boulot, l'Aînée à l'école, la Cadette en adaptation chez la Nounou. La maison silencieuse. Le vide. Je pourrais en profiter pour m'offrir un soin, une coupe de cheveux, faire les boutiques, ou bouquiner tout simplement, renouer avec ce vieux plaisir oublié depuis quelques années. Non. Rien de tout ça. Pas l'envie. Je préfère m'occuper du ménage, de la paperasse, des corvées, comme pour me punir de bientôt déserter. Surtout ne rien faire qui pourrait éloigner de moi les pleurs de Lutèce qui résonnent si fort dans ma tête (serais-je maso ?). 2 jours avant le jour J, le jour de la reprise. Une solitude immense s'abat sur moi. Moi qui suis là, perdue entre 2 mondes. Lost in translation.

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L'avènement du 2  posté le dimanche 01 janvier 2012 23:54

Blog de zelie :Le blog de Zélie et Lutèce, L'avènement du 2

Elle a 2 amoureux. Elle est en 2ème année de maternelle. Elle a 2 "E" dans son prénom. Elle mange au 2ème service. Elle a 2 paires de gants. Elle a décidé de ne plus aimer le violet pour ne garder que 2 couleurs préférées, le rouge et le rose. Elle prétend que 2 bonbons, c'est mieux qu'un seul comme ça ils peuvent s'amuser dans son bidon. Le 2, chiffre préféré de Zélie qui ne cesse de chercher et trouver des exemples alibis pour justifier de son nouvel amour de chiffre. Ca tombe bien, dans 2012, il y en a 2. Alors Zélie vous dit : bonne année à tous !
Nous aussi, et même plutôt 2 fois qu'une !

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