Zélie par-ci. Zélie par-là. Zélie à longueur d'article. Seulement voilà, justement ce jour-là, papa et maman ont failli... Tous deux ont omis le jour de la Sainte Zélie. Oups ! Pas moyen de rattraper le coup en douce, parce que monbebeblog ne permet plus d'anti-dater des articles... C'était bien la peine de déplacer les foules le 17 octobre il y a un an pour complètement passer la fête sous silence 12 mois plus tard. Alors honteux et contris, nous souhaitons à notre petite chérie la plus bonne fête que l'on ait jamais souhaitée à posteriori.
Zut ! Flute ! Saperlipopette ! posté le samedi 18 octobre 2008 22:29
Au bonheur des dames posté le mercredi 15 octobre 2008 21:18
"Il court, il court le furet", vous connaissez ? Ben
Zélie aussi ! Et on se demande bien qui a pu lui apprendre. Non pas
qu'elle connaisse les paroles ni même la musique, mais elle en
connaît tous les gestes. "Elle est passée par ici, elle
repassera par là"... Bien garder l'oeil sur la petite Furette
du bois joli qui se faufile entre les rayonnages d'un grand
magasin, ce n'est pas du tout évident. D'autant que Zélie a trouvé
très amusant de chiper ce qu'elle avait à portée de main dans un
rayon... Et pas n'importe lequel : celui de la lingerie pour dames.
Par 3 fois, elle est allée chercher 2 petites culottes (une fois,
elle s'en est même coiffée : la grande classe !) et a pris la
poudre d'escampette en courant comme une dératée, avec papa à ses
trousses, qui tentait de ne pas la perdre. Et par 3 fois, papa a dû
reposer dans le rayon les sous-vêtements que Zélie avait semés (ou
plutôt jetés) sur son chemin, exposant sans scupule son père au
risque de passer pour un monomaniaque de la dentelle
féminine.
Pendant ce temps-là, maman profitait d'un moment de calme. Alors
que ses "Tom et Jerry" étaient en pleine course-poursuite, elle
glanait au rayon enfant de quoi habiller sa petite coureuse de fond
pour hiver. C'est peut-être pour ça que Zélie, en échange, a
gentiment choisi de quoi étoffer la garde robe maternelle en
dessous mémé taille 44 !
Le plein de peluches SVP, c'est pour l'hiver ! posté le lundi 13 octobre 2008 10:42
Y'a pas moins rigolo que faire un ravito, pas moins marrant que
des courses à Auchan, rien de plus lourd que des courses à
Carrefour, pas plus galère qu'un caddie à pousser chez
Leclerc...
Sauf quand Zélie débouche à l'horizon au bout d'une allée,
zigzaguant avec son caddie. La corvée des courses se fait alors
amusement, un instant seulement mais c'est déjà ça. Rayon
jouets Zélie se gare en laissant en plan sa nouvelle poussette au
beau milieu du passage. Face à tant de tentations, Papa et Maman
s'imaginent qu'elle va définitivement abandonner là son caddie, que
sa lubbie de "petite ménagère de bien moins de 50 ans" va
s'évanouir aussi subitement qu'elle est venue, et qu'ils vont
devoir se fader eux-même le rangement du caddie à l'entrée. Mais
ils se trompent : Zélie se rue sur un bac à peluches, en
saisit deux, l'une par la patte, l'autre par l'oreille, fait
demi tour et fonce sur le caddie que l'on pensait abandonné pour y
décharger une première cargaison. Puis elle repart de plus
belle cueilllir de nouvelles bêtes à fourrures. Tortue,
poussin, ourson, lapin, poule, guêpard, coccinelle, perroquet,
peluche jaune non identifiée... tout un assortiment mais jamais 2
fois le même animal, ce serait dommage. Une fois son caddie plein,
notre petite acheteuse compulsive se dirige pleine d'assurance vers
les caisses. Euh Zélie, t'aurais pas oublié quelques trucs par
hasard ?
Notez au passage la tenue de notre petite ménagère monomaniaque. C'était il y a tout juste une semaine, il faisait froid dans les chaumières. Presqu'aussi froid qu'il a fait chaud ce week-end. Manteau et bonnet ont été troqués contre tongs et débardeur. Ces 20° de plus, nous les bénissons et les maudissons à la fois. Cette chaleur soudaine ajoutée à une mauvaise rencontre d'un petit homme qui avait la goutte au nez chez nounou ont eu raison de la résistance de Zélie. Jeudi, elle était en pleine forme. Vendredi, son nez est devenu fontaine. Samedi, une toux est apparue. Dimanche, nous appellions SOS médecins. Dans la famille des maladies en -ite, Zélie a demandé la rhinite, la pharyngite, l'otite, la bronchiolite et l'asthme (et ben non, c'est pas en -ite mais ça commençait à devenir monotone toutes ces rimes). Elle ne verra pas le Loup Blanc cette fois-ci : la torture lui sera assénée chaque jour par ses parents : mouchages, antibiotiques, cortisone, ventoline, le cocktail ne sied pas du tout à notre demoiselle. En écrivant ces derniers mots, nous entendons Zélie tousser, pleurer, siffler, s'énerver, re-tousser, re-pleurer. Et nous n'avons qu'une envie : la débarrasser de tout ça pour la voir à nouveau galoper derrière son caddie, le remplir de peluches ou de tout ce qui lui fera plaisir, pourvu que ça ne se termine pas en -ite.
Quels points communs entre Zélie et une baleine ? posté le dimanche 05 octobre 2008 16:00
Ce sont 2 mammifères. Elles ont toutes les deux la panse bombée. Elles aiment nager en eaux chaudes et raffolent des petits poissons. Mais ce n'est pas tout : Zélie aime aussi chanter comme un baleineau en projetant de vigoureux jets d'eau.
Elle ne sait pas viser, mais cela ne l'empêche pas de faire
mouche au hasard d'une rafale. Comme pour sa consoeure, son jet
puissant part en hauteur, précisément où se trouvent papa ou maman,
penchés au-dessus de leur rejeton pour parer d'éventuelles
glissades.
La différence de taille avec le cétacé, c'est que la baleine ne
peut pas s'envoyer le jet dans le nez alors que Zélie si. Dans ce
cas, ses parents se marrent comme des bossus pendant que Zélie,
elle, s'arrête tout net. Ses deux grands yeux dégoulinants fixés
sur nous, elle se demande qui a bien pu lui faire un coup pareil.
Mais ceci ne l'empêche pas, en bonne vivante qu'elle est, de
reprendre ses jets de plus belle en se marrant comme une baleine
!
Qui va à la chasse finit à la pêche posté le vendredi 03 octobre 2008 22:57
Depuis quelques semaines, nous les traquions. Le soir venu, nous
connaissions l'heure approximative de leur sortie coutumière. Nous
savions par où elles allaient passer et à quel endroit elles
finiraient par se poser. Mais bien que nous étions 2 sur le
qui-vive, nous avions toujours un petit temps d'avance ou quelques
secondes de retard. On avait beau être patients et ingénieux, la
chasse était loupée : le gibier tombait à côté du piège tendu et il
ne nous restait plus qu'à ramasser les morceaux.
En fait, depuis quelque temps, nous partons à la chasse et
finissons à la pêche... Pour être plus clairs, l'heure du bain de
Zélie se termine une fois sur deux en sauvetage d'urgence pour
cause de pollution aquatique. Nous devons vite abréger le barbotage
pour sortir la sirène de l'eau, celle-ci confondant allègrement la
baignoire et le pot... Observatrice, Zélie a certainement constaté
que, lorsque les grands ont des envies de la sorte, elles finissent
souvent au fond de l'eau d'un grand récipient blanc. Et pour Zélie,
peu importe la taille et peu importe que l'on soit perché au-dessus
ou immergé dedans : cuvette de WC ou baignoire, c'est du pareil au
même.
Tout aussi observateurs, nous avons décidé de mettre un pot à proximité de la baignoire. Pas bêtes les parents ! Et dès que l'on voit Zélie prendre une pose douteuse ou esquisser quelques petits cris d'efforts suspects ponctués de mimiques significatives, nous lui proposons de s'asseoir sur un récipient plus approprié que l'émail de la baignoire. Nous posons le pot directement au fond du bain. Zélie, coopérante, s'assied volontiers dessus et continue à clapoter comme si de rien n'était. Deux essais se sont soldés par deux échecs. Zélie restait assise sur le pot mais le pot restait vide. L'envie lui était coupée tout net sitôt son popotin posé au sec. Après 2 minutes à trôner ainsi, nous retirions Zélie du siège pour ne pas qu'elle prenne le truc en grippe... 1 minute plus tard, nous la sortions du bain pour cause de marée noire.
Mais hier soir, les chasseurs patients ont vu leur perspicacité
récompensée. Après 3 vaines tentatives, la synchronisation a été
parfaite : Zélie a été déposée sur le pot juste à temps pour
déposer elle-même au fond de celui-ci ce dont elle cherchait à se
délester depuis le début du bain.
Ne saisissant pas tout ce qui s'était passé, Zélie a bien senti que
ses parents étaient tout contents. Enfin ils sortaient vainqueurs
de leur "chasse d'eau". En guise de récompense, Zélie est allée
verser elle-même le contenu du pot au fond des toilettes. Et comme
souvent en pareille circonstance, elle a dit un semblant de "au
revoir" accompagné d'un petit signe de main quand la crotte a
disparu dans un tourbillon d'eau. Papa et Maman ont trouvé ça
beaucoup plus attendrissant que les "au-revoir" qui n'en
finissaient pas quand il fallait évacuer la crotte de bébé avec
l'eau du bain par un syphon pas vraiment prévu à cet effet.
Pour cette première fois, nous n'avons pas fait sonner le cor de chasse. La saison vient tout juste d'être ouverte et on sait bien que les gibiers ne seront pas tous aussi faciles à faire tomber dans le piège.




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