Zélie compte au top Five de ses livres préférés Les 3 petits cochons, Devine combien je t'aime, Bouh!, Le croqueur de cauchemars et... Le beau ver dodu. D'ailleurs, ce ver dodu est quasiment un classique. Lui aussi tient bon la rampe, rampant à travers les modes et les âges, Garance, Félix, Ozanne - les grands z'ainés de Zélie - ont eux aussi inlassablement réclamé le péril de ce lombric. La bestiole, nue comme ses congénères, n'arrête pas de faillir se faire becter par un oiseau, tout aussi dodu, menacé lui-même par un chat dodu qui échappe de peu à son tour à un chien dodu qui croquerait bien le chat qui mangerait bien l'oiseau qui becterait bien le ver.
Mais le ver dont il est question aujourd'hui n'est pas très
dodu. Il est même maigrelet pour ne pas dire rachitique. Epais
comme un cheveu, il ne survit pas à l'air libre. Pour autant, nous
avons décidé de lui mener la vie dure au cas où il déciderait de
prendre pension alors qu'il n'est ni invité ni le bienvenu ! Pour
le traquer et battre le ver tant qu'il est chaud, Papa est vite
allé non pas chez Jardiland mais chez le pharmacien. Les conseils
prodigués : une dose de vermifuge le jour même et rebelote dans 15
jours histoire d'éviter tout come back dans le remake de
"l'envahisseur frappe toujours deux fois". En attendant, Zélie n'a
jamais eu les ongles aussi régulièrement coupés, car les petits ne
se posent pas de questions : quand ça démange, ils grattent, et
quand ils grattent là où ça démange, ils entretiennent ce mal
répugnant, souillant tout ce qu'ils touchent envers et contre tout
(ça a d'ailleurs été le moyen de la contamination). Par la même
occasion, il faut changer le linge de corps le plus régulièrement
possible, et on pousse le zèle jusqu'à le traiter dans un circuit à
part des autres vêtements (qui nous appartiennent et qu'on
n'aimeraient pas voir colonisés).
Dans cette drôle d'histoire, on a eu de la chance car, d'habitude,
ce maigre ver ne se voit jamais : il a tendance à rester en
famille, souvent nombreuse, bien au chaud dans l'intestin.
Grâce à son apparition soudaine à découvert, nous avons enfin
compris pourquoi il arrivait parfois que, le soir au coucher et aux
abords de 4 heures du matin, Zélie hurle à pleins poumons et se
rendorme aussitôt : Dame Ver est en effet voyageuse et la nuit,
elle aime à se déplacer vers la sortie pour y pondre ses petits. Il
suffit qu'il y ait plusieurs mamans vers qui se déplacent en
troupeau et mettent chacune au monde une gentille colonie de
nouveaux-nés pour que le squat se rélève définitivement
insupportable.
Voilà comment dérape un article qui ne commençait pas si mal, mais les contes de la vie ordinaire sont parfois fort peu poétiques, même s'il s'agit de vers.



!
!

pour votre façon de parler de ces choses qui nous dégoûtent mais qui existent et pourrissent la vie.Quand j'étais enfant j'ai terriblement souffert de cela et je buvais de pleines cuillerées d'un sirop rouge immonde qui s'appelait le pipérazine.Pauvre zélie vite qu'on te débarrasse de ces visiteurs qui te font souffrir parce que ça fait trés mal!!!!!!bisous





Commentaires