Certains diront qu'il s'agit d'un magnifique cul de poule. Ou d'une bouche privée de dentier. Mais ils se trompent ! Pour maman, il n'y a pas matière à discussion : il s'agit bel et bien d'un poisson. Et même très précisément d'un poisson clown ou, à la rigueur, un poisson lune. Il a fallu beaucoup de patience pour parvenir à saisir cette superbe expression... De la patience et de la ruse ! Parce que, même si le ridicule ne tue pas, Mademoiselle Zélie n'était pas du tout disposée à se laisser photographier avec cette tête-là. Elle qui, d'habitude, est si prompte à prendre la pose restait intraitable devant les promesses et les supplications. Alors Maman a dû donner beaucoup de sa personne pour obtenir le résultat que voilà... Une image tout spécialement dédiée à Papa, que nous imaginons déjà en train de rire dans son pays loin là-bas.
0 + 0 = la tête à... posté le lundi 07 juillet 2008 22:09
1988 posté le dimanche 06 juillet 2008 16:29
1988 kilomètres ! C'est la distance qui sépare Zélie et maman de papa, la distance entre Niort et Porto Carras. "C'est où ce trou paumé ?", vous dites-vous ? Vous parlez certainement de Porto Carras, parce que Niort, tout le monde sait où ça se trouve, n'est-ce pas ? Porto Carras est en Grèce. Et papa n'y est même pas parti pour passer une semaine de vacances entre potes avec lui-même. Non, c'est le travail qui l'a amené là-bas. On vous voit venir avec vos sourires en coin : "quel triste sort ce papa ! Il va bosser les 2 pieds dans la mer et des lunettes de plongée sur la tête !". Et bien, si vous lui demandez, il vous dira que non, c'est pas vrai, qu'il y a toutes les chances pour qu'il mette à peine le nez dehors et que, de toute façon, une semaine sans maman et Zélie, c'est une corvée, pas du plaisir ! Et il ajoutera, à l'adresse de maman : "tu vois, fallait pas leur dire !".
Hier soir, Zélie a accompagné papa à la gare. Elle lui a dit au revoir d'un salut de la main digne de celui de la Reine d'Angleterre et est rentrée se coucher. Ce matin, réveil à 5h30. Arrivée en bas, Zélie, comme à son habitude, appelle papa. Mais il ne répond pas. "Papa ! Papa !". Silence. "L'est yoù ?", demande-t-elle à Maman. Maman explique mais pour Zélie, l'absence n'est qu'un fumeux concept. Alors maman montre un avion qui passe dans le ciel dans un lointain bruit de moteur. Zélie observe, longuement. Perchée sur le point culminant de sa vallée, elle scrute l'horizon tout au long de la matinée. Jusqu'à ce qu'enfin se manifeste le signe qu'elle attendait : un bruit de moteur dans le ciel. "Papa, papa !", clame Zélie, pointant son petit doigt au-dessus de sa tête. Non ma chérie, Papa ne rentrera de Grèce ni aujourd'hui, ni à dos de bourdon !
2 contre une posté le vendredi 04 juillet 2008 23:10
La cible semblait facile à atteindre. La fléchette
allait être plantée par des mains expertes.
L'équipe de blanc vêtue imaginait même ne pas
avoir besoin du renfort tendre d'un parent pour faire mouche. Et
pourtant...
Nous avions rendez-vous ce matin pour une prise de sang,
Zélie étant la cible en question. Un lanceur de
fléchettes tout sourire vint nous proposer d'emmener
Zélie pour une petite partie, vite fait, bien fait.
D'après lui, inutile pour les parents de se donner la
peine d'être spectateurs. "La partie se joue en un seul
lancé franc, nous sommes 2 contre 1, c'est amplement
suffisant vu la taille de l'adversaire !", imaginait le praticien
aguerri. Cause toujours !
Papa et Maman avaient deux bonnes raisons de vouloir être aux
côtés de leur puce pour l'épreuve à
venir. Pour commencer, ils avaient l'envie chevillée au
corps de ne faire qu'un avec Zélie, pour qu'elle ne se
sente pas seule entre les mains d'étrangers aux
intentions pas très nettes à ses yeux. Ensuite, il y
avait ce fameux secret de famille... Un secret qui
se révèle en certaines circonstances
thérapeutiques. Telle un Gremlin qui se métamorphose
au contact de l'eau ou encore telle le Docteur Bruce
Banner, alias Hulk, qui se transforme en bonhomme tout vert et pas
commode dès qu'on l'asticote un peu, Zélie, elle,
s'improvise catcheuse hors pair à la vue d'une blouse
blanche. Difficile de la faire tenir les deux
épaules sur le ring et de compter jusqu'à 3
! Bien gardé, ce secret n'allait pas tarder à
être révélé une nouvelle fois.
Maman a donc pris Zélie et les choses en mains, et
d'autorité a emboîté le pas au lanceur de
fléchettes. Le scénario qui a suivi a
été très comparable à celui
désormais bien connu du Loup Blanc. Malgré les portes
fermées et la trentaine de mètres qui
séparaient le ring de la salle d'attente, Papa (qui
avait dû rester là) et les secrétaires
médicales ont pu suivre le film en direct grâce
à la bande son. Les cris de Zélie,
mêlés de crainte et de rage, laissaient imaginer la
partie de catch sans merci qui se déroulait derrière
les cloisons pour le prix de quelques centilitres de sang. Bien
entendu, ce sont les gaillards blancs et sympathiques qui ont eu le
dernier mot. Mais ils n'auraient jamais gagné sans la
complicité de Maman, qui a joué d'une main de fer
dans un gant de velours pour immobiliser Zélie tout en lui
couvrant le front de bisous. Mais ça, les 2 gros bras se
sont abstenus de le préciser et sont sortis en
brandissant, telle un trophée, la petite fiole
remplie du précieux liquide. Quelle partie ! Ils en sont
sortis heureux du travail accompli et presque fiers d'avoir
commencé la journée par une telle prouesse de force
et de minutie.
Désormais, il nous faut attendre l'analyse du nectar de
couleur rubis pour savoir pourquoi la digestion de Zélie est
aussi expéditive que ses ruades sont vives ! La
catcheuse poids mouche pousse bien dans tous les sens, mais
ses intestins semblent plus prolixes que la moyenne. En plus des
analyses sanguines, celles d'une denrée moins noble et plus
(mal-)odorante devraient révéler si Zélie
n'a pas une autre allergie que celle provoquée par les
blouses blanches.
Au sortir du gymnase, les laborantins sont restés
scotchés par ce concentré de fougue dans une si
petite boule de muscles. Quant à Zélie,
elle s'est plongée dans le sourire de Maman pour
s'apaiser d'un regard. Puis elle a dit "r'garde, r'garde"
avec son doigt tendu. Le passage d'un pigeon en rase-mottes
avait piqué sa curiosité au vif. Zélie
était déjà passée à autre
chose.
Dame Zélie prend son bain posté le jeudi 03 juillet 2008 07:42
Pour sa première baignade en piscine de l'année,
Dame Zélie n'a pas fait les choses à moitié.
Aidée de sa camériste, elle s'est
revêtue de son élégante tenue de
bain froufroutante avec couvre-chef assorti, offerte par Lilou
et Maou. Puis elle s'est rendue sur le lieu de la piscine en
chaise à porteurs. Une fois sur place, elle
a convoqué tout son petit monde autour d'elle pour
distribuer les tâches. Papa a
été préposé au Daguerreotype
(autrement dit à la photo) afin de faire de la
baigneuse d'élogieux portraits. Maman a été
nommée chef de la sécurité afin de
rattraper Mademoiselle, qui avait décidé
d'attendre d'avoir les 2 pieds dans l'eau pour mettre
à l'épreuve son équilibre tout neuf et encore
précaire. Ozanne avait pour mission de
récupérer tout ce que Zélie expédiait
à la ronde. Quant à Garance, elle avait
hérité du rôle le plus ingrat : suivre
simultanément le mouvement du soleil et celui de la
demoiselle afin de toujours protéger sa peau et
sa tête des rayons dardants du dieu Râ, tout
ça parce que notre petite reine refusait obstinément
de garder son chapeau. Félix, absent de la
scène, était parti chasser l'autruche pour lui plumer
le croupion et confectionner un éventail pour la
baigneuse. La chaleur, enfin estivale, avait permis d'élever
la température du bain à 36°. Mais les grands
n'ont pu goûter l'eau que du bout des doigts, pour ne
pas courir le risque de plonger dans le ridicule en
se plongeant dans cette piscine trop petite qui aurait
alors pris des allures de bain de sièges.
Malgré toutes ces attentions familiales et une crème
solaire hyper protectrice, la délicate peau de
bébé a commencé à rougir sur quelques
petits centimètres.
Alors la petite reine a dû sortir du bain,
abandonnant quelques temps grandeur et dignité
pour signifier à quel point elle était
courroucée.
La chevauchée sauvage posté le mercredi 02 juillet 2008 08:04
Votre plugin flash nécessite une mise à jour ! cliquez ici
Dans la famille Troubadour, après avoir obtenu la chanteuse, je demande la cavalière ! Je l'ai, la voici, inutile de piocher ! Avisant une monture à l'arrêt sur les pavés du centre ville, Zélie a senti s'éveiller son instinct d'écuyère du Texas. Elle a manifesté son envie immédiate d'un petit rodéo endiablé. Comme à son habitude, de sa jolie voix de bébé, elle a poliment demandé : "papa, maman, je souhaiterais chevaucher ce fier destrier s'il-vous plait". Bien sûr, si nous avons compris tout ça, c'est parce que nous sommes équipés de notre décodeur. Parce qu'en réalité, la tirade de Zélie était un peu plus directe et brouillonne : agitation simultanée des 4 membres (le langage de Zélie est très chorégraphique), accompagnement sonore avec des "là, là, là" toujours répétés 3 fois (au cas où ses parents soient durs de la feuille) et petit doigt pointé vers l'objet de sa convoitise (pour l'instant, nous la laissons faire, nous lui apprendrons plus tard que ce n'est pas beau de "montrer du doigt"). Sitôt sur la selle, Zélie a pris la posture, battant la croupe de la bête à coup de talons et agrippant ses rênes à pleines mains. Elle est partie au grand galop, cheveux au vent, grisée par la vitesse mais non sans faire au passage son petit numéro de clown à papa, chargé d'immortaliser ces instants. Dis donc Zélie, sais-tu que ce que tu chevauches n'est pas un étalon ? Non ce n'est pas non plus un hongre. Ni un poney. En fait c'est... un écureuil ! Mais rassure-toi, ça n'enlève rien au panache de ta course au galop !






Commentaires